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8 conseils pour négocier au Maroc

négocier au maroc

Négocier au Maroc est un point clé d’un séjour dans ce pays.

Ce n’est pas forcément le pays où tout se négocie mais il faut négocier dur pour certains achats, notamment les souvenirs et les taxis ;)

Ce billet a pour but de vous donner quelques conseils pour négocier au Maroc au mieux et surtout ne pas vous faire arnaquer lors de vos achats au Maroc.

Avant de lister ces quelques conseils, un point à noter, l’alimentation ne se négocie pas au Maroc. Sauf rare abus de la part  du vendeur. Le prix annoncé est le même pour tous et il y a même souvent une carte indiquant les tarifs. C’est un point plutôt positif pour ceux qui n’apprécient pas la négociation.

Note: la plupart de ces conseils sont également valables en dehors du Maroc!

 

Avoir une idée approximative du prix réel

Premier point et surement le plus important. Pour ne pas se faire arnaquer et payer un produit à sa vraie valeur, il est préférable de connaitre le prix approximatif du produit.

Attention tout de même à ne pas vous tromper dans votre estimation. Pour des objets issus de l’artisanat par exemple ou des produits de beauté, la finition et la qualité du produit peut jouer du simple au double voire plus sur le prix du produit.
Pour avoir une bonne estimation du prix d’un objet, je vous propose 2 solutions:

– se renseigner au préalable sur internet ou comparer au prix du même objet en France. Si c’est un produit local, il sera forcément beaucoup moins cher ;)
– demander le prix dans plusieurs boutiques. La fourchette de départ des différents vendeurs permettra déjà d’éliminer certains prix ;) Par exemple, si vous demandez le prix du savon noir au Maroc, après 3/4 demandes dans des boutiques différentes vous aurez surement une idée un peu plus précise

Après avoir une idée du prix du produit, il est beaucoup plus facile de négocier et on est beaucoup plus en confiance pour la négociation. On est pas dans la situation où on négocie un objet pour 5 euros sans savoir si il n’en coûte pas réellement 8 ou  10;-)

Se fixer le prix maximum que l’on souhaite mettre

Pour bien négocier et ne pas se faire avoir par la négociation du vendeur, avant de débuter la négociation, il faut avoir en tête le prix maximum que l’on souhaite mettre pour un objet.

Si vous savez que l’objet désiré peut être considéré comme obtenu à un bon prix à 10 euros mais que vous êtes prêt à mettre 12 euros par exemple, fixez vous la limite de 12 euros.

Si le vendeur vous propose 20 ou 25 ou même 30 euros, proposez lui ce que vous considérer comme un bon prix, à savoir 10 euros. Et ne lâchez pas. Même si il baisse, restez sur votre 10 euros. A fur et à mesure de sa baisse, si vous sentez que ça devient compliqué, montez à 12 euros mais pas 1 euros de plus.

Si il ne lâche pas à 12, partez!

Souvenir du Maroc: babouche

Tenter le départ sans achat

Pour faire suite au point précédent justement, si après quelques minutes vous ne tombez pas d’accord, vous quittez sa boutique.
Il y a des chances que le vendeur vous interpelle quelques secondes plus tard, voire même vous rattrape dans la rue. Il pourra alors éventuellement lâcher la négociation à votre prix.

Si ce n’est pas le cas, tentez une autre boutique ou revenez l’après-midi ou le lendemain (si c’est un souvenir qui vous tient à coeur par exemple), ça peut également marcher.

La technique des achats groupés

En partant au Maroc, si par exemple vous souhaitez acheter 3 ou 4 paires de babouches pour vous et vos proches, la meilleure technique pour obtenir un meilleur prix est la suivante.

Comme pour le reste, ayez en tête le bon prix pour le produit. Attention, petite parenthèse pour les babouches, il y a de nombreuses qualités différentes, différents cuirs, différentes méthodes pour la couture ou même des babouches collées (beurk). Ne vous trompez pas, ça peut commencer à 2 ou 3 euros pour monter beaucoup plus haut. A 7/8 euros vous pouvez trouver une bonne paire de babouches, 100% cuir et cousue à la main.

Pour entamer la négociation, demandez le prix pour une babouche, si le vendeur vous le demande, insistez sur le fait que vous ne souhaitez qu’une seule paire. Négocier le prix pour obtenir un bon tarif.
A ce moment là, après réflexion, dites que vous en prendriez bien plusieurs. 4 par exemple. Multipliez le prix obtenu par 4. Et renégocier sur ce prix. Pour vendre 4 paires en une seule vente, le vendeur sera forcément près à faire des efforts supplémentaires.

Vous obtiendrez alors un meilleur prix que si vous aviez demandé d’entrée 4 paires de babouches ;)

Bien choisir la boutique

Le choix de la boutique où vous souhaitez faire vos achats est important.

Tout d’abord, dans les médinas au Maroc, l’emplacement de la boutique peut jouer fortement sur le loyer du propriétaire de la boutique. Une boutique située à l’entrée des souks de Marrakech près de la place Jemaa el Fna coûte plus chère qu’une boutique perdue au fin fond de la médina. De même pour Fès, où certains morceaux de Talaa Kebira (la plus grande artère de la médina de Fès) sont beaucoup plus demandés que d’autres.

Evitez ces coins là, pour couvrir leur charge supplémentaire, on constate que les prix sont plus élevés! Choisissez donc une boutique un peu plus inaperçu sans forcément chercher la boutique perdue au fin fond d’une ruelle ;)

2ème précision sur le sujet, au Maroc, comme dans beaucoup d’autres pays touristiques, il y a de nombreuses boutiques à destination des touristes uniquement. Babouches collées, kohl de mauvaise qualité, huiles essentielles diluées, céramiques industrielles, fausse huile d’argan ou encore du faux safran … Evitez à tout prix ces boutiques, en plus d’acheter un produit de mauvaise qualité, vous n’aurez pas un meilleur prix car l’objectif premier de ces vendeurs est de gagner de l’argent sur la méconnaissance de ces produits par les touristes.

épices souk marrakech

Parler quelques mots d’arabe peut aider

Même si je ne suis pas fan de cette technique, parler quelques mots d’arabe peut engager la conversation et la négociation de manière positive. Le vendeur ressent un intérêt pour sa langue ou sa culture et il sera alors forcément plus sympa.

Je ne suis pas fan de cette technique car je considère que soit on s’intéresse à la langue soit non. Placer 2 mots dans la conversation me semble plus être une habitude de touristes en quête de dépaysement ;-)

Le sourire et la rigolade

Point crucial: l’ambiance entre le vendeur et l’acheteur. Si vous arrivez agacer par la négociation, c’est très mal engagé.

Comme partout, soyez poli, ayez le sourire, détendez l’atmosphère, rigolez avec le vendeur. Si il vous parle de votre voyage ou de votre pays, répondez, c’est toujours plus positif que de dire: « vite, j’aime pas négocier, donnez moi votre prix ».

Même si vous n’aimez pas négocier, sachez qu’ici c’est obligatoire, cela fait partie des habitudes et même entre locaux, on négocie. Certes, on ne part pas du même prix de départ ;-)

Montrer que l’on connait le produit

Montrer que l’on sait ce que l’on va acheter aide à la négociation.

Si vous montrez que vous connaissez le produit, le vendeur va se douter que vous avez une idée du prix réel de l’objet. Il tentera pas de vous le vendre à 2 ou 3 fois le tarif ;-)
Pour cela, montrez les défauts de l’objet si c’est un produit artisanal. Si c’est un produit alimentaire comme des épices, montrez que vous en achetez par chez vous, que vous l’utilisez pour ceci ou cela.

La négociation partira de plus bas et le vendeur espérera moins tomber sur un touriste qui achètera à 3 fois le prix réel!

 

Remarque

Les rabatteurs et faux guides sont très nombreux au Maroc. Malgré le fait qu’ils soient dans le collimateur de la police touristique, il y en a encore à la pelle dans les médinas du Maroc. Sachez une chose, ils vivent d’un système de commissionnement. Si ils vous emmènent dans une boutique et que vous achetez quelque chose, ils toucheront une commission de 25 à 50% de la somme dépensée. En clair, si vous dépensez 200 DH dans la boutique, le rabatteur peut toucher jusqu’à 100 DH.
Vous comprendrez alors que le vendeur doit forcément vendre son produit au minimum au double de son prix de revient. Une très mauvaise affaire pour vous et pour lui ;)

Une chose donc: entrez systématiquement seul dans une boutique, même pas avec un guide officiel, ils ont pour certains (la plupart?) les même pratiques!

 

 

 

 

Recherches effectuées amenant à ce billet du blog voyage

    les négociations pour partir au moroc sans moin, négocier les prix au maroc

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Aurélien

Passionné par les voyages, je voyage de nombreuses fois par an, du city trip de 4/5 jours au voyage de plusieurs semaines à l'autre bout du monde. Je partage sur mon blog voyage et sur les réseaux sociaux, mes avis, mes coups de coeur et mes conseils pour mieux voyager en indépendant.

11 commentaires

  • Alors là, je souscris à 100% à ton mode d’emploi Aurélien ! Le plus important, c’est la rigolade. Négocier n’est pas un affrontement, ça doit être un jeu. Et ne pas être non plus psycho rigide sur les derniers centimes de la négociation. Ça dépend de la valeur de l’objet, mais très souvent, à la fin, on bataille pour des centimes !
    Pour ma part, je refuse toujours de donner un prix de départ tant que le vendeur n’a pas donné le sien. On essaye souvent de te faire dire un prix, une fois annoncé, on ne pourra que monter, plus ou moins vite, mais monter quand même. Donc, demander un prix et essayer dans un premier temps de le faire baisser sans en donner un soi-même. Ça n’est pas toujours aisé, mais c’est là que l’humour intervient, et au Maroc encore plus qu’ailleurs, c’est la bonne recette.

  • Hello Laurent,

    En effet, l’humour est un point clé pour une bonne négociation. Au Maroc, c’est encore plus facile car il n’y a pas la barrière de la langue ;-)

    Concernant les derniers centimes de la négociation, j’irais même plus loin. Il faut un minimum de respect. Lorsque l’on achète un objet à 10 ou 15 euros on ne négocie pas pour 0.20 ou même 0.50 euros.
    J’ai déjà entendu un vendeur à Fès dire à des touristes français: vous négociez 5 DH là alors que vous dépensez plusieurs milliers de dirhams pour votre voyage!
    Il a raison.
    Payer 10 euros un objet qui en vaut 5, ok, il faut négocier.
    Négocier 0.50 euros, c’est autre chose!

  • Tres bon article. Je me suis revu en Egypte en train de négocier du thé et épices durant 45 min.
    J’en ai meme repris la cigarette tellement c’était intense lol. Mais tout ca dans une bonne ambiance autour de plusieurs tasses de thé, de rigolade et d’échange culturel. Un très bon moment.
    Un indice pour connaitre le juste prix et que j’ai pu retrouvé dans pas mal de pays, c’est de diviser le prix de départ par 2 ou 3. ( comme tu le dis dans l’article ) C’est pas une règle général mais la plupart du temps c’est ca !
    Sinon pour mieux savoir, faites entrer un habitant que vous connaissez a votre place pour qu’il s’informe sur le prix.
    Encore merci pour l’article, a bientôt.
    Fredo

  • Ah oui, en Egypte il faut négocier pas mal aussi ;-)
    Contrairement au Maroc, j’ai du à plusieurs reprises négocier dans des restaurants!
    Notamment pour des koshari (un plat traditionnel égyptien) qui coûte moins d’un euro et que plusieurs restaurant ont tenté de me facturer 4 ou 5 euros ;-)

  • Très bons conseils et comme annoté à la fin du billet, il faut vraiment faire attention aux faux guides ou aux personnes qui vous ramènent dans des boutiques! Arnaque assurée, avec le système de commission vous allez forcément payer bien plus cher que la réelle valeur du produit!

    Ce système est ultra répandu au Maroc et dans toutes les villes.

    Concernant la négociation en elle-même, je rejoins ce qui est écrit dans le billet et ce que Laurent a précisé, le sourire et l’humour sont les clés d’une négociation réussie ;)

  • La négociation au Maroc est une vraie tradition. Beaucoup de touristes n’apprécient pas du tout le fait de devoir négocier chaque achat.
    C’est pourtant une pratique répandue dans de très nombreux pays et pas uniquement pour les touristes.
    Mais je suis convaincue qu’avec le temps on s’y fait et la négociation devient même agréable. Au Maroc comme ailleurs!

  • L’idéal est de connaître le vrai prix oui, en demandant à un local, ou en voyant un local acheter le même produit juste avant nous.
    Mais en pratique c’est pas si simple.

  • Il est tout de même assez facile d’avoir une idée du prix.
    Comparer à ce que l’on paye en France, se renseigner sur internet ou encore demander à 3/4 boutiques, on finit par avoir une vraie idée du prix ;)

  • Je suis à 100% d’accord avec toi, un sourire et une bonne rigolade ça détend l’échange. Pour connaître les vrais prix tu as aussi les coopératives de l’artisanat, les prix sont fixés mais tu peux toujours négocier quand tu fais un achat groupé.
    L’avantage je parle arabe et la négociation peut durer 45 min à parler de la pluie et du beau temps. Quand je suis allée à Dubaï et à Istanbul j’ai trouvé une autre ruse pour me baisser le prix « C’est pas grave je trouverai moins chère chez IKEA  » et crois-moi que je suis repartie avec le prix que je voulais ??

  • Clairement, prendre la négociation à la rigolade est le meilleur moyen de négocier et de passer un bon moment.
    Hélas beaucoup de touristes prennent la négociation comme une corvée ! Perso, j’adore ça et c’est l’occasion d’avoir de bonnes discussions avec des locaux ;-)

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